"Quand vous aurez fini, je voudrais que ce soit le plus beau monument du monde, parce qu'elle était certainement la plus belle des femmes." p.127

"Quand vous aurez fini, je voudrais que ce soit le plus beau monument du monde, parce qu'elle était certainement la plus belle des femmes." p.127
SOUS UN CIEL DE MARBRE
(Beneath a marble sky)

de John Shors


Résumé :

En 1632, Shah Jahan, empereur des Indes, rendu fou de chagrin par la mort en couches de son épouse adorée, Mumtaz Mahal, ordonne la construction d'un gigantesque mausolée en témoignage de leur amour : le Taj Mahal. La fille du couple impérial, la princesse Jahanara, est chargée d'assister l'architecte Ustad Isa dans sa tâche. Commencent alors les années d'exaltation tandis que sous ses yeux s'élève un monument en marbre ciselé, éblouissant, incrusté de pierres précieuses ; les années de danger à la cour de l'Empire ensanglantée par les complots et les luttes fratricides entre héritiers du trône ; les années de passion pendant lesquelles - hors de la violence d'un mari méprisé - elle ne peut vivre l'amour que dans le plus grand des secrets. À travers son destin extraordinaire à l'ombre du Taj Mahal, la princesse Jahanara nous entraîne dans une envoûtante fresque orientale de palais opulents, de harems décadents, d'intrigues de cour et de liaisons interdites. Et elle nous fait entrer au c½ur de la puissante Inde moghole du XVIIe siècle où l'architecture des pierres touchait à la même perfection que celle des sentiments.


Mon avis :

Ce roman raconte la construction de l'un des monuments les plus célèbres du monde : Le Taj Mahal.
J'aime l'Inde et ses histoires, mais je dois bien avouer après cette lecture que je ne connaissais pas les détails de la création de ce monument.
Ce roman est une vaste histoire d'amour, l'amour que portait Shah Jahan à sa femme Armajund (Mumtaz Mahal) et qui l'a poussé à faire édifier un mausolée qu'il voulait à l'image du paradis.
La narratrice du roman, la fille de Shah Jahan, Jahanara devient le témoin de la construction du Taj Mahal.
Mariée très jeune à un homme qu'elle méprise, hantée par le souvenir de sa mère, blessée par la haine que lui voue l'un de ses frères Aurangzeb, Jahanara doit affronter bien des épreuves et elle évolue au fil du récit.
L'écriture fluide de l'auteur nous plonge au coeur des pensées de la jeune femme, on vit avec elle les moments heureux comme ceux les plus tragiques. Jahanara qui desespérait de pouvoir vivre un jour un amour aussi fort que celui de ses parents, rencontre l'architecte chargé de concevoir le Taj Mahal, Ustad Isa.
Le roman est une longue fresque qui s'étale jusqu'à l'achevement du monument, qui nait deux histoires d'amour : celle de Shah Jahan et Armajund, et celle de Jahanara et Isa.
Les personnages traversent les difficultés( complots, trahisons et meurtres...) et en ressortent meurtris.
Le style nous fait vraiment ressentir les émotions vécus par Jahanara et ceux qu'elle aime.
Certains passages sont cruels mais magnifient le destin des héros du livre.
Un long roman qui ne lasse pas et dont la beauté poignante nous fait regretter la fin.
Jahanara est une héroine imparfaite, au destin grandiose, que j'ai aimé suivre...

Note : 17, 5/20
Une écriture dense, envoutante et riche mais quelques répétitions et des moments où les émotions sont exprimées de façon crue...










# Posté le vendredi 12 septembre 2008 16:00

Traitez-moi d'hypocrite- je ne dirai pas le contraire -, mais l'aveuglant soleil du monde réel brouille parfois la frontière entre le bien et le mal. p.416

Traitez-moi d'hypocrite- je ne dirai pas le contraire -, mais l'aveuglant soleil du monde réel brouille parfois la frontière entre le bien et le mal. p.416
DANS LES BOIS (THE WOODS)

D'Harlan Coben


Résumé : Eté 1985 - New Jersey. Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, entraîné par sa petite amie, il abandonne la garde du campement. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa s½ur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera la mort des ados à un tueur en série qui sévissait dans la région.

Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Perez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité ? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd'hui ? Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...


Mon avis : Après avoir lu plusieurs livres de l'auteur, on peut se dire qu'il utilise toujours les mêmes recettes : Un proche "mort" qui refait surface, un coupable pas si coupable...etc
Pourtant chaque roman d'Harlan Coben arrive à m'accrocher. Celui-ci comme les autres.
Car malgré des intrigues aux même ingrédients, les personnages ne se ressemblent pas d'un livre à l'autre, ils ont une personnalité...
Ici, on découvre Paul Copeland, un procureur qui tente d'enfouir les souvenirs de sa jeunesse, de ne pas penser à la disparition de sa soeur Camille et au départ de sa mère peu après la tragédie.
Vingt ans plus tot, alors que tous étaient en colonie de vacances, la soeur de Paul a disparu dans les bois en compagnie d'autres jeunes.
Son corps n'a jamais été retrouvé, ainsi que celui d'un autre adolescent, Gil Perez.
Mais voilà qu'après toutes ces années Paul est apellé pour identifier un corps, celui d'un homme d'une trentaine d'années : il reconnait alors celui qui avait disparu en compagnie de Camille, Gil Perez.
Tous les doutes de Paul refont surface, si sa soeur n'était pas morte ? Que s'est-il réellement passé cette nuit là dans les bois ?
Le procureur se lançe alors dans une enquête tout à fait personelle, un retour dans le passé...
Avec l'aide de son amour de jeunesse, la fille du propriétaire de la colonie de vacances Lucy, il cherche à savoir la verité.
Coben dénoue lentement le fil de la verité, sans tomber dans la facilité du happy end à la fin...
L'écriture ne laisse pas de répit, elle accroche le lecteur, qui aux cotés de Paul Copeland essaie de trouver une piste.
Seule petite deception, l'action ne décolle pas aussi vite que dans les autres Harlan Coben.




Note : 15,5/20
Une intrigue bien menée, mais un héros un peu moins attachant que dans les autres romans de l'auteur...

# Posté le samedi 05 juillet 2008 07:20

Nouveau blog...

Nouveau blog...
Voilà, avec deux amis nous avons crée un blog d'écriture en commun, ce n'est que le tout début...
Laissez un avis^^


Ici, plume Funeste

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 17:11

Ouf !

Ouf !
Voilà j'ai enfin passé le bac Français ^^

# Posté le vendredi 20 juin 2008 11:49

"Une seconde réflexion s'enchainait inévitablement à la première, un mystère en engendrait un autre : les autres gens étaient-ils vraiment aussi vivants qu'elle ?"p.56

"Une seconde réflexion s'enchainait inévitablement à la première, un mystère en engendrait un autre : les autres gens étaient-ils vraiment aussi vivants qu'elle ?"p.56
[g]EXPIATION (ATONEMENT)

de Ian McEwan

Adapté pour le cinéma sous le titre Reviens-moi

Résumé : Sous la canicule qui frappe l'Angleterre en ce mois d'août 1935, la jeune Briony a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Du haut de ses treize ans, elle voit dans le roman un moyen de déchiffrer le monde. Mais lorsqu'elle surprend sa grande soeur Cecilia avec Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve aux désirs des adultes va provoquer une tragédie. Trois vies basculent et divergent, pour se recroiser cinq ans plus tard, dans le chaos de la guerre, entre la déroute de Dunkerque et les prémices du Bltiz. Mais est-il encore temps d'expier un crime d'enfance ?


Mon avis : Tout d'abord j'étais méfiante envers ce livre. Une amie avait vu l'adaptation cinématographique et ne paraissait pas convaincue. De plus le titre rajouté au film Reviens-moi, pouvait laisser craindre une histoire sentimentale de base.
Le point de départ du récit est le souhait de Briony, l'héroine de 13 ans, de monter une pièce qu'elle a elle-même écrite. En effet Briony souhaite être écrivain. Pour peu qu'on écrive un peu, on peut se reconnaitre en Briony, jamais satisfaite de son travail et qui fait lire ses récits à ses proches.
La jeune fille vit encore dans un monde assez idéalisé, et souhaite que tout se déroule selon ses souhaits.
Autre personnage important, la grande soeur de Briony : Cecilia.
Celle-ci a finit ses études, s'ennuie dans la maison familiale, et tente d'ignorer la présence de son ami d'enfance Robbie Turner. Cecilia et le jeune homme ne semblent plus se comprendre, sans se rendre compte qu'ils sont amoureux l'un de l'autre.
Dans un premier temps, je me suis attachée au personnage de Briony, filette qui s'est forgé un monde imaginaire et qui aspire vraiment à écrire.
Puis, comprenant mal le monde des adultes, l'attirance de Robbie et Cecilia, Briony commet l'irréparable pour les séparer. Elle accuse formellement Robbie d'un crime qu'il n'a pas commis.
Cinq ans plus tard la guerre a éclaté, Briony qui aura connu bien des désillusions, se rend compte du mal qu'elle a pu faire. Elle s'engage comme infirmière. Robbie est soldat et écrit toujours à Cecilia.
Briony va alors s'attacher à réparer son erreur, à expier sa faute.
Ian McEwan a un beau style, qui nous introduit dans la psychologie des personnages. Il rend crédible les actes de Briony, sa determination.
J'ai trouvé que le roman était un peu desequilibré, puisque j'ai preferé la première partie, mais ce n'est sans doute que ma propre impression, la seconde partie du récit étant plus sombre...
Une belle surprise que ce roman contre lequel j'avais un peu de prejugé.

Note: 16,5/20 Le style très agréable et la psychologie des personnages

# Posté le samedi 14 juin 2008 14:26